A l’occasion de la signature de la convention poursuivant le financement d’études scientifiques, la direction de la SLN est venue rencontrer les chercheurs de l’Institut agronomique néo-calédonien (IAC) travaillant sur les sols et découvrir des installations de très haute technologie. L’opérateur minier, par son soutien matériel, contribue à l’amélioration de la connaissance sur la biodiversité locale.

Dix années de travaux sur les sols miniers

Depuis plus de dix ans, la SLN et l’IAC collaborent pour mieux comprendre les mécanismes de restauration écologique des sites miniers. Cette ouverture à la recherche scientifique est toutefois bien plus ancienne et remonte au début des années 2000, dès les premières années du centre minier de Tiébaghi. Cette volonté précoce d’associer expertise opérationnelle et recherche a permis de constituer, au fil des années, un corpus de connaissances unique et témoigne de l’intérêt porté de longue date par la SLN à la production de connaissances scientifiques utiles à l’activité minière comme à la préservation de l’environnement.

Parmi les travaux emblématiques figure l’étude du régalage de topsoil, une pratique consistant à prélever (avant exploitation) puis remettre en place les horizons supérieurs du sol afin de favoriser la reconstitution des écosystèmes après exploitation. Au fil des années, chercheurs et opérationnels ont constitué un ensemble unique de données de terrain permettant de révéler l’évolution de la biodiversité des micro-organismes des sols et de définir dans quelles mesures ces micro-organismes peuvent être utilisés comme indicateurs du succès de la restauration écologique.

Mieux comprendre pour mieux agir

Pour la SLN, l’enjeu est double : améliorer en permanence les pratiques de restauration écologique et disposer d’indicateurs scientifiques permettant d’en mesurer objectivement l’efficacité. La restauration écologique ne se limite pas à la reprise visible de la végétation. Une part essentielle du succès se joue dans le sol, à travers le retour de fonctions biologiques complexes qui conditionnent le rétablissement durable des écosystèmes. Les recherches conduites avec l’IAC permettent ainsi de transformer les observations de terrain en connaissances utiles pour orienter les choix opérationnels et accélérer l’amélioration des pratiques.

Une nouvelle convention pour valoriser dix ans de résultats

Après un partenariat qui avait permis de financer notamment deux thèses sur les microorganismes du sol et leur utilisation en restauration écologique, la SLN et l’IAC ont voulu poursuivre leur partenariat scientifique. Ce dernier a été relancé par une nouvelle convention dédiée à l’analyse des échantillons de sols prélevés après 10 ans de suivi du topsoil remis en place sur la verse principale de la mine de Tiébaghi. Etude des communautés microbiennes des sols, analyse approfondie des données collectées depuis le lancement du programme, l’objectif est de mieux comprendre les mécanismes de restauration à l’œuvre et de disposer de références scientifiques robustes dans un contexte minier ultramafique unique au monde.

Faire rayonner l’expertise calédonienne

Au-delà de la Nouvelle-Calédonie, ce partenariat contribue à faire émerger des connaissances susceptibles d’intéresser l’ensemble des acteurs confrontés aux enjeux de restauration des milieux miniers.

En associant expertise scientifique, expérience opérationnelle et suivi de long terme, la SLN et l’IAC participent à la production de connaissances innovantes pouvant nourrir les réflexions sur les standards de restauration écologique et les politiques environnementales de demain.

🎥 Découvrez la vidéo consacrée au partenariat entre la SLN et l’IAC à propos des travaux de recherche sur le topsoil :

Le comité de direction de la SLN s’est rendu à l’Institut agronomique calédonien (IAC) afin de découvrir plusieurs programmes de recherche conduits en partenariat avec les équipes Environnement minier de l’entreprise.

Cette visite, marquée par la présence du président du conseil d’administration de la SLN et de la direction de l’IAC, témoigne de l’importance accordée par les deux organisations au développement de connaissances scientifiques au service d’une activité minière plus performante sur le plan environnemental.

Le président du Conseil d’administration, Dominique Katrawa, avec le comité de direction de la SLN, sont venus visiter l’IAC installé dans les locaux d’un autre organisme de recherche, l’IRD.

Laurent L’huillier, directeur de l’IAC a accueilli la délégation SLN avec Fabian Carriconde, Dr HDR  en microbiologie et responsable des travaux sur les sols en restauration écologique, Kelly Dinh, technicienne en microbiologie et biologie moléculaire et Audrey Léopold, chercheuse en géochimie des sols.

 Les principaux pilotes de la revégétalisation à la SLN étaient présents : Aurélie Armand, ingénieur environnement, responsable de la réhabilitation minière – Alexandre Lagrange, Docteur en écologie végétale, responsable biodiversité et sa collaboratrice Marie Valette, ingénieure biodiversité et juriste. Manon Sarramégna, étudiante en master 2 à l’UNC était également présente.

Pour aller plus loin :

🎥 Ecouter la conférence donnée par Sébastien Sarramégna, Dr en biologie marine et chef du département environnement minier à la SLN, sur les enjeux de la biodiversité dans notre pays :

2026_Conférence biodiversité : Sommes-nous en train de perdre l’essentiel ? – YouTube

 

La SLN n’est pas qu’une locomotive sociale et économique, c’est aussi une locomotive de la recherche scientifique sur l’environnement et la biodiversité locale marquée par un très fort taux d’endémisme.