Pourquoi un incendie de forêt, le fil d’une moule utilisé au bloc opératoire ou encore les geckos de Nouvelle-Calédonie racontent-ils finalement la même histoire ?
C’est la question à laquelle les participants de la conférence organisée dans le cadre de la Semaine de l’environnement ont été invités à réfléchir.
À travers un voyage mêlant sciences, histoire naturelle et exemples concrets, cette conférence menée par Sébastien Sarramegna, chef du département Environnement et docteur en Biologie marine, a proposé un regard différent sur la biodiversité. Loin de se résumer aux espèces emblématiques ou aux paysages remarquables, elle est avant tout un équilibre vivant, fait d’interactions permanentes entre les espèces, les habitats et les écosystèmes.
La biodiversité : bien plus qu’une question de nature
Notre vision de la biodiversité est souvent limitée à ce que nous trouvons beau : une forêt, un récif corallien, un oiseau rare ou une tortue marine.
Pourtant, comme l’a rappelé le conférencier, la biodiversité englobe tout le vivant : les micro-organismes, les champignons, les plantes, les animaux, mais aussi les liens qu’ils entretiennent entre eux et avec leur environnement.
Cette diversité est en perpétuelle évolution. Les espèces apparaissent, évoluent, disparaissent, s’adaptent. Ce n’est donc pas un patrimoine figé qu’il s’agit de préserver, mais un équilibre dynamique indispensable au fonctionnement de notre planète.
Préserver la biodiversité, c’est préserver notre avenir
L’alimentation, l’eau, les médicaments, la pollinisation, la régulation du climat ou encore la fertilité des sols reposent directement sur le bon fonctionnement des écosystèmes.
Comme l’a souligné le conférencier, protéger la biodiversité ne consiste pas seulement à préserver la nature : c’est aussi préserver les conditions de vie de l’humanité.
Aujourd’hui, les scientifiques estiment que plus d’un million d’espèces sont menacées d’extinction. Au-delà du nombre, c’est surtout l’accélération de cette disparition qui inquiète : les équilibres naturels sont fragilisés à un rythme inédit.

La Nouvelle-Calédonie, un patrimoine exceptionnel…
La conférence a également mis en lumière le caractère unique de la Nouvelle-Calédonie.
Grâce à son histoire géologique et à son isolement, le territoire abrite une biodiversité parmi les plus riches au monde. Avec un taux d’endémisme exceptionnel, de nombreuses espèces ne vivent nulle part ailleurs sur la planète.
Cette richesse constitue aussi une responsabilité : lorsqu’une espèce strictement endémique disparaît, elle disparaît définitivement de la surface de la Terre.
…et une responsabilité collective
Dans ce contexte, l’exploitation des ressources naturelles doit intégrer les enjeux environnementaux dès la conception des projets.
Inventaires écologiques, études d’impact, séquence Éviter-Réduire-Compenser (ERC), création de zones de préservation, restauration écologique, valorisation du topsoil, lutte contre les espèces exotiques envahissantes, suivi scientifique des milieux… autant d’actions présentées au cours de cette conférence pour illustrer la manière dont la SLN intègre progressivement la biodiversité dans ses activités.
L’objectif est clair : concilier activité industrielle et préservation durable des écosystèmes.
Revoir la conférence
Vous n’avez pas pu assister à cette conférence ou souhaitez revoir certains passages ?
Le replay est désormais disponible.
Une occasion de découvrir pourquoi la biodiversité ne concerne pas uniquement les scientifiques ou les spécialistes de l’environnement… mais chacun d’entre nous.
▶️ Accéder au replay : 2026_Conférence biodiversité : Sommes-nous en train de perdre l’essentiel ? – YouTube