Ce mardi 11 mai, le Comité de direction de la SLN s’est rendu à Thio afin d’échanger avec les équipes, les élus, les coutumiers et les acteurs économiques de la commune.
Cette visite a permis de faire un point sur la situation économique et sociale du village, fortement impacté par l’arrêt de l’activité minière depuis plusieurs mois. Les échanges ont notamment porté sur les enjeux liés à l’emploi, à l’activité des sous-traitants ainsi qu’aux perspectives de reprise, dans un contexte où de nombreux acteurs économiques locaux se trouvent désormais dans une situation critique.
Le CODIR a rappelé la mobilisation des équipes engagées dans le cadre du projet KTH (Kouaoua – Thio – Houaïlou) avec des réunions quotidiennes dédiées au suivi des actions nécessaires à une reprise progressive de l’activité. La prise en compte de la situation des anciens salariés a été discutée en rappelant qu’il est essentiel de préserver les compétences locales et soutenir le tissu économique du territoire.
Pour Stevens Hoarau, chef de projet redémarrage de Thio, l’urgence est désormais totale : « Le temps n’est plus avec nous. Il faut reprendre l’activité pour sauver les emplois et nos sous-traitants. »
Dans un second temps, une rencontre s’est tenue avec le maire de Thio, Teva Puahio, ses équipes, les coutumiers ainsi que des représentants de la Province Sud. Cette rencontre a permis d’aborder l’urgence économique du territoire et les conditions nécessaires à une reprise durable de l’activité, notamment à travers les enjeux liés aux infrastructures routières. Dans cette perspective, les travaux de la VU20 et de la VU26 arrivent prochainement à leur terme, tandis que la Province Sud espère lancer au quatrième trimestre les travaux de la RP10, axe stratégique reliant le centre du village à Ouroué puis à la mine de Dothio.
Des infrastructures essentielles pour soutenir l’activité économique et améliorer les conditions de circulation sur la commune.
Le déplacement s’est achevé sur le bord de mer afin de réaliser un point technique sur les installations et les possibilités opérationnelles à court terme, notamment concernant les travaux environnementaux, les réparations d’infrastructures et l’évacuation du minerai stocké sur site.