En Nouvelle-Calédonie, la SLN opère dans l’un des principaux point chaud (hotspot) mondial de biodiversité, c’est pourquoi la préservation de la diversité biologique fait partie de notre stratégie environnementale, elle-même intégrée dans notre démarche RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise).

La préservation de la biodiversité est intégrée à chaque étape du processus minier.

Lors de la phase d’exploration, aucun sondage n’est réalisé dans les zones d’intérêt patrimonial ni dans des zones au niveau desquelles les opérations porteraient atteintes à des Espèces Rares ou Menacées (EMR).

Puis, les sondages terrestres sont planifiés en fonction des pistes existantes ou des zones déjà dénudées et évitent la proximité des arrachements ou des phénomènes érosifs.

Les géologues transportent les sondeuses par hélicoptères afin de minimiser l’ouverture de pistes et limiter le défrichement.

Enfin, lorsque de nouvelles pistes doivent être créées, leurs tracés prennent en compte les recommandations des botanistes afin d’éviter les espèces floristiques les plus sensibles.

 

Histoire et mémoire …

A la SLN, si les travaux de revégétalisation ont débuté dans les années 70, c’est surtout au milieu des années 80, sous la houlette de Bernard Pelletier alors chef du Département géologie et sondages, que l’activité s’est développée.

Avec l’aide de chercheurs de l’ORSTOM (aujourd’hui l’IRD), ils ont identifié les espèces pionnières des maquis miniers (c’est-à-dire les premières espèces à repousser spontanément après une perturbation) et ont développé les itinéraires techniques nécessaires à leur production.

En 1992, le guide des Plantes de Nouvelle-Calédonie permettant de revégétaliser des sites miniers est publié, rendant accessible à tout le fruit de six années de recherche.

Pour rendre hommage à Bernard Pelletier, son nom a été associé à deux nouvelles espèces : le scinque Caledoscincus Pelletieri, un lézard observé uniquement sur le massif de Tiébaghi, et la plante Soulamea Pelletieri, une espèce d’altitude localisée dans la région de Thio et de la Ouenghi-Tontouta.

 

La revégétalisation constitue l’étape la plus visible du réaménagement d’un site minier.

Compte tenu des superficies à traiter et du relief escarpé, la technique la plus adaptée aux mines SLN est le semis hydraulique.

Depuis le premier chantier réalisé à Thio en 1994, si la technique s’est améliorée, le principe reste le même : un mélange de graines (2 à 3000 graines par m²), d’engrais, de paillage et de colle organique est projeté par voie hydraulique sur les talus stabilisés. Ces derniers sont parfois tellement escarpés que les agents doivent être encordés !

Aujourd’hui, 100% des graines sont des espèces de maquis minier et environ 20 hectares sont ensemencés tous les ans.

 

Compenser pour limiter les impacts

La SLN a créé des espaces protégés appelés “conservatoires”.

Ces zones permettent la protection d’éléments clés de la biodiversité : formations végétales diversifiées abritant flore et faune sensibles.

Ces espaces sont aussi utilisés pour compenser les impacts résiduels de notre activité sur l’environnement, grâce à des actions spécifiques telle que la plantation d’espèces rares et menacées.

11 conservatoires sont répartis sur les mines d’Opoué, du Camps des Sapins (Thio), de Tiébaghi et de Poum pour une superficie totale d’environ 1 000 hectares.

 

Programme de replantations d’espèces rares et menacées.

En complément des actions de revégétalisation par épandage de topsoil, plantations et semis hydrauliques (approximativement 25 à 30 ha par an), la SLN pilote un programme de production et de replantation d’espèces rares et menacées touchant environ 130 espèces.

Ce programme comprend des actions ciblées et priorisées, comprenant inventaires, suivis, collectes, développement d’itinéraire de culture avant la réintégration de plants dans le milieu naturel et les conservatoires.

A terme, la SLN prévoit de produire et de replanter près de 80 000 plants d’espèces les plus sensibles.

En ce 22 mai 2021, nous vous souhaitons une belle Journée Mondiale de la Biodiversité.